Ces 5 remèdes de grand-mère qui soulagent vraiment les glaires dans la gorge, selon un médecin

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Rien de tel qu’une belle boule de glaires coincée dans la gorge pour transformer une journée ordinaire en marathon du mouchoir… Vous connaissez cette désagréable sensation de devoir tout le temps racler votre gorge, de parler comme si vous aviez gobé une grenouille, ou l’impression que « ça coule derrière » ? Bonne nouvelle : les remèdes de nos aïeux, validés par la médecine, pourraient bien vous tirer de ce mauvais pas. Découvrons, avec les explications du Dr. Constance Alexandre, médecin généraliste, ces astuces pleines de bon sens pour (enfin) respirer à pleins poumons.

Pourquoi ces glaires s’invitent-elles dans notre gorge ?

Commençons par faire tomber un tabou – pardon pour l’image, mais non, ce ne sont pas des champignons mutants sortis de nulle part ! Ce qu’on appelle « glaires dans la gorge », ce sont dans la grande majorité des cas… des mucosités. Pour faire simple, c’est le mucus, produit au niveau du nez pour tapisser les muqueuses nasales, qui, lorsqu’il s’épaissit (merci les rhumes, allergies, ou autres irritations !), n’arrive plus à s’évacuer par l’avant… et file sournoisement vers l’arrière, là où il se fait sentir à chaque déglutition. Si ce n’est pas un problème de nez, c’est souvent un souci du côté du reflux gastro-œsophagien qui bloque la route.

Les 5 remèdes de grand-mère (soutenus par la science !)

  • Le lavage de nez : C’est le grand classique, adopté sans rechigner même par les plus récalcitrants. Le Dr. Alexandre le recommande chaudement, notamment quand les glaires sont dues à une sinusite ou à un reflux acide. Utilisez du sérum physiologique (disponible en pharmacie) : penchez la tête au-dessus du lavabo, injectez le liquide dans une narine pour qu’il ressorte par l’autre, puis mouchez. Fini les barrages dans votre gorge !
  • L’auto-massage selon la médecine traditionnelle chinoise : Oui, vous avez bien lu : faire de l’acupression peut déboucher vos voies aériennes supérieures et rendre vos soirées moins bruyantes. Pour le point « accueil des parfums » (GI20), appuyez sur le coin extérieur de chaque narine, à la base du nez, avec vos index, pendant 3 minutes. Pour « yang des marchands » (GI1), pincez le bord externe de votre index, côté pouce, une minute par main. Respirez profondément et appréciez.
  • L’homéopathie : En cas de sinusite chronique qui traîne la patte, la solution proposée est la suivante : 3 granules de Kalium Bichromicum 7 CH matin et soir (pour l’écoulement dans la gorge) et 3 granules de Thuya 7 CH (pour les glaires en elles-mêmes). C’est traditionnel, simple, et sans prise de tête (ni de gorge !).
  • La phytothérapie et le lierre terrestre : Le lierre terrestre ne sert pas qu’à votre jardin. Utilisé dès l’Antiquité pour ses vertus expectorantes, il se transforme en huile solarisée : quelques gouttes en massage sur la gorge (avec feu vert du médecin !) aident à dégager les voies respiratoires. À partir de 2 ans, mais toujours sous supervision médicale.
  • L’aromathérapie et l’eucalyptus radiata : Promis, on ne vous demande pas de mâcher des feuilles d’eucalyptus ! Mais trois gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus radiata sur un mouchoir, cinq inspirations lentes par jour, et vos glaires sont priées d’aller voir ailleurs. Attention, méthode interdite chez les enfants, femmes enceintes, allaitantes, asthmatiques ou épileptiques.
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Quand consulter et que surveiller ?

Parce qu’au royaume des glaires, tout n’est pas toujours à prendre à la légère… Parfois, la situation réclame un professionnel. Par exemple :

  • Fièvre supérieure à 38,5°C
  • Douleurs unilatérales et intenses sur un côté du nez
  • Écoulement nasal intense avec gêne persistante
  • Retour périodique des symptômes, surtout avec des antécédents allergiques

Dans ces cas, le Dr. Alexandre conseille sans détour de solliciter un médecin. Il pourra distinguer une sinusite aiguë bactérienne nécessitant des antibiotiques, ou proposer un bilan allergologique en cas de soupçon d’allergie saisonnière. En attendant ou pour soulager, le pharmacien saura vous orienter vers des médicaments en vente libre (anti-histaminiques, anti-acides comme Gaviscon® pour les remontées acides).

Glaires et origines : ne confondez pas !

En dehors des sinusites et allergies, pensez aussi au reflux gastro-œsophagien (très sympathique au réveil, avec son goût d’acide et cette gorge qui gratte). Là encore, avant de vous jeter sur le premier pot de miel, prenez conseil auprès de votre médecin ou de votre pharmacien, tout en essayant les remèdes de base.

En résumé : la guerre des glaires n’est pas une fatalité. Nos astuces de grand-mère (et de médecin !) allient tradition, bon sens et petits gestes faciles à intégrer à votre quotidien. Mais souvenez-vous : si le mal persiste ou s’aggrave, mieux vaut consulter plutôt que (trop) s’acharner autour du lavabo !

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