Teinture-mère : pourquoi cet extrait de plante fait autant parler de lui pour soulager les maux du quotidien – attention aux effets indésirables

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Qui aurait cru qu’un simple mélange de plantes et d’alcool secouerait autant le monde du bien-être ? Star montante (et naturelle) des remèdes quotidiens, la teinture-mère fait de plus en plus parler d’elle. Mais entre propriétés variées, mode d’emploi précis et précautions à prendre, démêlons le vrai du faux… et protégeons-nous (gentiment) des effets indésirables !

La teinture-mère : une préparation toute en puissance

La teinture-mère, ce n’est pas juste un nom qui claque : c’est un vrai concentré de nature. Issue de la macération d’une plante fraîche pendant plusieurs jours dans un mélange d’alcool, cette solution hydro-alcoolique extrait tous les principes actifs du végétal. Vous obtenez ensuite un liquide filtré, prêt à l’emploi ou parfait pour la fabrication d’autres remèdes, y compris homéopathiques. Cette méthode d’extraction permet d’atteindre une concentration optimale en actifs, ce qui explique la renommée – et les résultats – de la teinture-mère.

Julia Monnier, naturopathe, précise qu’en associant eau et alcool, on optimise à la fois l’extraction et la conservation. Résultat : les bénéfices thérapeutiques sont « décuplés » et la teinture-mère trouve toute sa place dans la prévention et le soulagement de nombreux maux du quotidien.

Petits maux du quotidien : quelle teinture-mère choisir  ?

Tout l’art de la teinture-mère, c’est la variété des solutions offertes selon la plante utilisée :

  • Problèmes digestifs : Grande Absinthe, fenouil, gentiane, achillée millefeuille, radis noir, sauge sclarée… à chacun sa spécialité pour faire passer plus vite ballonnements et lourdeurs.
  • Baisse d’énergie : Ginseng, cynorrhodon et millepertuis se partagent la vedette pour un coup de fouet naturel contre la fatigue.
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En pratique, ces teintures-mères sont à diluer dans un grand verre d’eau, à utiliser en gargarisme, sur une compresse ou dans les crèmes/onguents. Côté dosage : l’habitude veut 5 à 10 gouttes, jusqu’à 1 cuillère à café, 3 à 6 fois par jour (selon l’avis de votre spécialiste, toujours).

Les stars des teintures-mères… et leurs rôles

  • Calendula : Calmante des problèmes cutanés bénins (piqûres, écorchures, petites plaies), grâce à ses vertus anti-inflammatoires et régénérantes. Favorise une cicatrisation au top.
  • Propolis : Issu de la ruche, véritable barrière contre les infections ORL. Ses antioxydants et minéraux boostent l’immunité et aident à la cicatrisation.
  • Eschscholtzia de Californie : Pour ceux qui veulent tomber rapidement dans les bras de Morphée, ses propriétés sédatives et hypnotiques sont à la manœuvre contre les troubles du sommeil.
  • Harpagophytum : L’alliée des douleurs rhumatismales (arthrose, lombalgie, polyarthrite rhumatoïde), grâce à ses actions anti-inflammatoire et analgésique.
  • Ginseng : Un coup de pouce en cas de fatigue et de surmenage : gère stress et cognition tout en améliorant la forme!
  • Olivier : Le champion des troubles cardio-vasculaires, il régule la tension et protège les vaisseaux grâce à sa richesse en flavonoïdes.
  • Aubépine : Cardiotoniques, cardioprotectrices, sédative et anxiolytique : elle régule le cœur et favorise la détente, idéale contre l’insomnie ou la nervosité.
  • Échinacée : L’atout prévention des maux de l’hiver : renforce le système immunitaire et lutte contre les infections respiratoires.
  • Sauge : Un véritable allié de l’équilibre hormonal féminin (puberté, péri-ménopause, ménopause), notamment efficace contre les bouffées de chaleur.
  • Tilleul, valériane, passiflore : Apaiseurs par excellence du stress, des troubles nerveux et du sommeil. Attention pour la valériane : somnolence garantie, à réserver au coucher !
  • Harpagophytum et reine-des-prés : Les deux nuances pour soulager les douleurs articulaires, mais attention à la reine-des-prés si vous êtes allergique à l’aspirine ou si vous êtes un enfant de moins de six ans, une femme enceinte ou allaitante.
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Bienfaits… mais prudence avec les effets indésirables !

Effets secondaires en embuscade ? Tout dépend de la plante choisie, mais les plus fréquents sont :

  • Troubles digestifs
  • Allergies cutanées

L’harpagophytum, par exemple, peut causer nausées, diarrhées, douleurs d’estomac, céphalées ou vertiges. La reine-des-prés, quant à elle, est contre-indiquée en cas d’allergie à l’aspirine, pendant la grossesse, l’allaitement et chez l’enfant de moins de six ans.

Un conseil clair : On ne plaisante pas avec la posologie ni la voie d’administration : bien suivre l’avis d’un professionnel et lire sa notice !

En conclusion : La teinture-mère, c’est un superbe outil pour délester notre quotidien de ses petits maux. Mais comme tout super-pouvoir, elle demande respect des dosages, attention sur les associations (notamment avec la valériane : jamais en même temps qu’un somnifère) et un brin de bon sens. Avant de s’en remettre (avec enthousiasme !) à la nature, un passage par l’avis du praticien reste la clé pour des bénéfices… sans mauvaise surprise.

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