Transformer ses déchets de cuisine et de jardin en or noir pour ses plantations, voilà la promesse du compostage domestique. Cette pratique écologique permet de valoriser près d’un tiers de nos poubelles tout en créant un engrais naturel gratuit. Mais encore faut-il comprendre que mettre dans composteur pour obtenir un résultat de qualité. L’équilibre entre déchets humides et secs, la diversité des apports et quelques règles simples garantissent la réussite de cette démarche zéro déchet accessible à tous.
En bref
- Combinez matières vertes azotées (épluchures, tontes) et matières brunes carbonées (feuilles mortes, carton) pour un compost équilibré
- Brassez régulièrement et surveillez l’humidité pour éviter les odeurs et favoriser la décomposition
- Broyez les déchets volumineux avant de les ajouter pour accélérer le processus de transformation
- Évitez viandes en grande quantité, matières grasses, mauvaises herbes en graines et tous matériaux non organiques
- Installez votre composteur sur sol naturel dans un endroit semi-ombragé pour des conditions optimales
Que mettre dans composteur : guide pratique
Savoir que mettre dans composteur est la première étape pour réussir son compost. L’essentiel consiste à mélanger plusieurs types de déchets organiques : des matières vertes riches en azote comme les épluchures de légumes, et des matières brunes riches en carbone comme les feuilles mortes ou le carton. Vous pouvez les brasser dès le départ ou les disposer en couches alternées.
Les déchets de cuisine et de jardin représentent environ 1/3 de notre poubelle. Le compostage permet donc de réduire considérablement nos déchets tout en produisant un amendement naturel pour le sol.
Les déchets grossiers comme les tailles de haies broyées ou les matières fibreuses peuvent être réutilisés sur plusieurs cycles de compostage. Après avoir tamisé votre compost mûr, récupérez ces éléments non décomposés pour les réintégrer dans un nouveau tas.
Éléments à privilégier : matières vertes et brunes
Matières vertes (azotées) à privilégier
Les matières vertes sont essentielles au bon fonctionnement de votre composteur. Elles apportent l’azote nécessaire aux micro-organismes responsables de la décomposition.
Côté cuisine, vous pouvez ajouter les épluchures de fruits et légumes, le marc de café avec ses filtres en papier, le pain rassis, les laitages, les croûtes de fromages, les fanes de légumes et les fruits abîmés. Ces déchets se décomposent rapidement et activent le processus de compostage.
Pour le jardin, les tontes de gazon fraîches constituent une source d’azote précieuse. Les feuilles vertes, les tailles de haies tendres et les fleurs fanées enrichissent également votre compost. Attention toutefois à ne pas mettre une trop grande quantité de gazon d’un coup, car cela pourrait créer un amas compact et malodorant.
Matières brunes (carbone) à privilégier
Les matières brunes structurent le compost et absorbent l’excès d’humidité. Les branches broyées, la paille, les feuilles mortes et les écorces apportent le carbone indispensable à l’équilibre du tas.
Du côté des déchets domestiques, les mouchoirs en papier, l’essuie-tout, les cendres de bois, la sciure et les copeaux font partie des matières brunes acceptées. Le papier journal déchiré et les cartons salis non traités chimiquement conviennent parfaitement.
Les plantes d’intérieur fanées et les herbes sèches complètent cette liste. Ces matières carbonées se décomposent plus lentement que les vertes, mais elles garantissent une bonne aération du composteur.
Les coquilles d’œufs et les coquillages ne se décomposent pas vraiment, mais vous pouvez les ajouter en petite quantité : en se désagrégeant, ils apportent des éléments minéraux utiles et facilitent l’aération du mélange.
Règles d’équilibre et les erreurs à éviter
Équilibre azote/carbone
L’équilibre entre matières azotées et carbonées détermine la qualité de votre compost. Nous conseillons de mélanger systématiquement les déchets humides avec les déchets secs, les matières carbonées avec les azotées, et les déchets grossiers avec les fins.
Un bon mélange associe par exemple des épluchures de cuisine avec de la sciure, des tontes fraîches avec des feuilles mortes, ou des déchets de légumes avec du carton déchiqueté. Cette alternance permet une décomposition harmonieuse sans excès d’humidité ni mauvaises odeurs.
Un apport plus important de matière verte accélère la décomposition, mais attention à ne pas déséquilibrer totalement le système. Trop d’azote sans carbone suffisant provoque des odeurs désagréables et un compost trop compact.
Gestion de l’humidité et de l’aération
Les micro-organismes qui transforment vos déchets ont besoin d’oxygène pour travailler efficacement. Sans air, ils meurent et laissent place à d’autres organismes qui produisent du méthane et des gaz malodorants. Le méthane est un puissant gaz à effet de serre, rendant l’aération d’autant plus importante.
Pour garantir une bonne aération, intégrez régulièrement des matières grossières comme les brindilles ou les copeaux. Nous conseillons également un brassage régulier : au début du compostage lorsque l’activité microbienne est la plus forte, puis tous les mois ou tous les deux mois.
Un compost trop humide empêche l’aération et freine le processus. Vous remarquerez alors des odeurs désagréables caractéristiques. La solution consiste à étaler le compost quelques heures au soleil ou à y mélanger du compost sec ou de la terre sèche.
À l’inverse, un compost trop sec arrête complètement la décomposition car les micro-organismes meurent. Dans ce cas, un simple arrosage léger suffit à relancer le processus.
L’emplacement idéal pour votre composteur combine ombre et soleil. Le plein soleil toute la journée dessèche rapidement le tas, tandis qu’une exposition permanente à la pluie sans soleil le gorge d’eau. Surveillez votre compost surtout lors des apports de déchets frais pour repérer les excès ou déficits d’humidité, les zones mal décomposées ou les odeurs anormales.
Les déchets autorisés et interdits : ce qu’il faut mettre ou éviter
Parmi les déchets autorisés sans restriction, on trouve la plupart des épluchures de cuisine, le marc de café avec ses filtres en papier, le pain, les laitages, les croûtes de fromages, les fanes de légumes et les fruits abîmés. Côté jardin, les tontes de gazon, les feuilles, les tailles de haies et les fleurs fanées conviennent parfaitement, tout comme les résidus issus des conditions de plantation.
Les déchets de maison comme les mouchoirs en papier, l’essuie-tout, les cendres de bois, la sciure, les copeaux, le papier journal, les cartons salis non pollués et les plantes d’intérieur enrichissent votre compost. Les coquilles d’œufs et coquillages s’ajoutent en petite quantité pour leurs apports minéraux.
Certains déchets nécessitent des précautions. Les matières très ligneuses ou dures comme les grosses branches, les os, les noyaux ou les trognons de chou doivent être broyés avant leur ajout, tout comme il est préférable de détruire une souche avant de tenter de la composter. Les mauvaises herbes posent problème car leurs graines résistent à la décomposition et peuvent germer dans votre jardin une fois le compost épandu.
La viande se composte mieux en petits morceaux placés au centre du tas, hors d’atteinte des animaux indésirables. Les végétaux malades comportent un risque de propagation des maladies via le compost, car le compostage domestique ne garantit pas toujours une hygiénisation totale.
Les déchets à éviter absolument incluent les produits laitiers et la viande en grande quantité, car ils attirent les nuisibles et peuvent contenir des pathogènes comme la salmonelle ou E. coli. Les matières grasses, les huiles et les sauces ralentissent la décomposition.
Refusez également les mauvaises herbes montées en graine, les excréments d’animaux, le bois traité, les cendres de barbecue et tous les matériaux non organiques comme le plastique, le verre ou les tissus synthétiques.
Emplacement, démarrage et suivi du compostage
Installez votre composteur directement sur un sol naturel dans un endroit semi-ombragé. Ce contact avec la terre permet aux organismes décomposeurs du sol de coloniser votre tas et facilite le drainage naturel.
Privilégiez un emplacement accessible toute l’année et à proximité d’un point d’eau pour faciliter l’arrosage en cas de besoin. L’idéal reste un endroit bénéficiant à la fois d’ombre et de soleil selon les moments de la journée.
Les conditions météorologiques extrêmes perturbent le compostage. Un composteur exposé au plein soleil tout l’été s’assèche rapidement, tandis qu’un emplacement sous la pluie permanente sans jamais voir le soleil devient détrempé.
Le suivi régulier garantit la réussite du compostage. Vérifiez l’humidité, les odeurs et la présence de zones non décomposées à chaque apport de déchets frais. Les interventions correctives restent simples : un brassage, l’ajout de matières sèches, un arrosage léger ou un étalage temporaire au soleil suffisent généralement.
Face aux problèmes courants, voici les solutions efficaces :
- Compost trop sec : arroser légèrement ou ajouter des matières azotées fraîches
- Compost trop humide : incorporer des matières carbonées sèches et brasser
- Tas trop compact : ajouter des matières grossières comme des copeaux et brasser
- Mauvaises odeurs : mélanger des matières carbonées sèches et brasser pour aérer
- Présence de mouches : couvrir les résidus alimentaires avec du papier journal, des feuilles mortes, de la paille ou de la sciure
Plan d’action étape par étape pour démarrer votre compost
Commencez par créer une première couche de petites branches ou brindilles au fond du composteur. Cette base assure une circulation d’air optimale dès le départ et évite le compactage.
Alternez ensuite des couches fines de matières brunes et de matières vertes. Cette stratification facilite l’équilibre du mélange et permet une décomposition progressive harmonieuse.
Coupez ou broyez systématiquement les déchets volumineux ou durs avant de les ajouter. Plus les morceaux sont petits, plus la surface d’attaque pour les micro-organismes augmente et plus la décomposition s’accélère.
Brassez votre compost dès les premiers apports pour bien mélanger les différentes couches, puis renouvelez l’opération mensuellement ou tous les deux mois. Ce geste simple apporte l’oxygène indispensable aux micro-organismes et homogénéise le tas.
Maintenez une humidité équilibrée : ni trop sèche pour éviter l’arrêt du processus, ni trop humide pour prévenir les odeurs et le manque d’air. Ajustez selon les besoins avec un arrosage léger ou l’ajout de matières sèches mélangées à de la terre sèche.
Surveillez votre composteur à chaque ajout de déchets. Vérifiez les odeurs, le niveau d’humidité, la présence de zones mal décomposées, le compactage et l’éventuelle présence de mouches ou d’animaux. Corrigez immédiatement les déséquilibres avec les leviers appropriés pour maintenir un compost sain et productif.
FAQ
Quels sont les déchets à ne pas mettre dans le compost ?
Quels sont les déchets à ne pas mettre dans le compost ? Évitez plastique, verre, tissus synthétiques, bois traité, cendres de barbecue, huiles/sauces, mauvaises herbes en graines, végétaux malades, et viande/produits laitiers en grande quantité.
Pourquoi ne pas mettre les épluchures de pommes de terre dans le compost ?
Pourquoi ne pas mettre les épluchures de pommes de terre dans le compost ? Elles peuvent germer et, si elles sont malades, transmettre des maladies. Mieux vaut les composter en petite quantité, coupées, et bien mélangées aux matières brunes.
Est-ce que la peau de banane va au compost ?
Est-ce que la peau de banane va au compost ? Oui, surtout si elle est non traitée. Coupez-la en morceaux et recouvrez-la de matières brunes (feuilles mortes, carton) pour limiter mouches et excès d’humidité.
Que mettre dans le composteur ?
Que mettre dans le composteur ? Des matières vertes (épluchures, tonte, fleurs fanées, marc de café) et des matières brunes (feuilles sèches, paille, carton/papier non traité, brindilles). Alternez et mélangez.
Peut-on mettre du pain dans le compost ?
Peut-on mettre du pain dans le compost ? Oui, du pain rassis ou légèrement moisi. Coupez-le en petits morceaux, humidifiez-le si besoin, et mélangez avec des matières brunes pour éviter une masse compacte.
Comment éviter les mauvaises odeurs dans le composteur ?
Comment éviter les mauvaises odeurs dans le composteur ? Équilibrez matières vertes et matières brunes, brassez pour l’aération, et corrigez l’humidité : trop humide, ajoutez carton/feuilles sèches ; trop sec, arrosez légèrement.

Passionnée par le fait-main depuis toujours, Cathy est la fondatrice de Créer soi-même, un blog où créativité rime avec simplicité. Couturière dans l’âme, bricoleuse curieuse et décoratrice du quotidien, elle partage ses idées DIY accessibles, ses tutoriels pas à pas, et son amour des petits détails qui font toute la différence. À travers ses articles, elle invite chacun à retrouver le plaisir de créer de ses propres mains, quel que soit son niveau.




