Ces plantes étonnantes qui transforment la santé intestinale, selon les experts

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Avis à tous les intestins (et à celles et ceux qui les hébergent) : il est grand temps de choyer ce « deuxième cerveau » dont on parle tant. Oui, il est possible de prendre soin de son système digestif tout naturellement, grâce à quelques plantes parfois insoupçonnées qui n’attendent qu’à transformer votre quotidien intestinal. Tour d’horizon, conseils de spécialistes et mode d’emploi… On passe à table ?

Pourquoi faire confiance aux plantes pour son intestin ?

Notre intestin n’est pas qu’un simple tuyau : il digère, assimile, gère le système immunitaire et influence (beaucoup) notre humeur. Bref, un chef d’orchestre à dorloter ! D’après les experts, il existe sept plantes particulièrement précieuses pour éviter les crampes d’estomac, douleurs, déséquilibres, ou simplement préserver sa flore intestinale. On appelle ça la phytothérapie et c’est drôlement efficace.

Des alliées puissantes et étonnantes

  • L’herbe « mal aimée » qui bichonne la digestion : On la croise au bord des chemins sans lui prêter attention… Erreur ! Cette plante stimule le système parasympathique responsable des sécrétions digestives et de la motricité intestinale. Résultat : elle améliore la digestion et vient au secours des intestins paresseux, selon Éric Lorrain, médecin phytothérapeute. On la trouve en extrait standardisé sans alcool (5 ml avec de l’eau, deux fois/jour au repas), ou en tisane (1 c. à café dans une tasse bouillante, infusée 10 min). Cure de 10 jours possible avant une période d’excès ! Pour une action renforcée contre la constipation légère et les ballonnements, associez-la au pissenlit.
  • Le bourgeon de noyer, maître du microbiote : Notre flore intestinale, précieuse armée de milliards de bactéries, a aussi besoin d’un coup de pouce. Le bourgeon de noyer rééquilibre le microbiote, régule l’assimilation des glucides et restaure la flore après des déséquilibres comme la diarrhée (merci Claudine Luu, docteure en pharmacie et botaniste). À consommer sous forme de macérât glycériné : 10 gouttes dans de l’eau, le matin ; éventuellement trois fois/jour pendant 10 jours après une fatigue ou des excès alimentaires.
  • La plante à mucilage, super-régulatrice du transit : Capable d’absorber près de cent fois son poids en eau, cette plante brille par sa double fonction : laxatif doux, contre la constipation, et régulatrice anti-diarrhée. Elle augmente l’eau et le poids des selles pour libérer le passage, mais à plus forte dose, elle absorbe au contraire l’eau des selles. Cerise sur le gâteau digeste : elle procure une sensation de satiété, idéale contre les fringales. À prendre en granulés ou en poudre (1 cuillère à soupe – 2 en cas de diarrhée – dans 100 ml d’eau, pour former une gelée), pendant ou juste après les repas, sur 2 à 3 jours en cas de soucis.
  • La gentiane, la montagnarde qui décoince : Cette plante dont la cueillette est réglementée calme à la fois les spasmes et les nœuds intestinaux, grâce à la richesse de ses principes amers. Ceux-ci motivent le système parasympathique, boostent la digestion et stimulent l’appétit des petits mangeurs, explique Éric Lorrain. En prévention ou dès les premiers symptômes, on la prend en infusion (1 c. à café de racine écrasée, 5 min) ou en gouttes EPS (20 gouttes diluées dans un verre d’eau) avant les repas.
  • Le tilleul argenté, l’arbre aux mille vertus : Utilisé en gemmothérapie (thérapie par les bourgeons), ce tilleul n’est pas celui de nos tisanes traditionnelles, mais bien le tillia tomentosa, à feuilles blanches dessous. Son bourgeon concentre calmants et bractées sédatives, et l’aubier (le bois), draineur d’acide urique – attention aux inflammations ! On le prépare en décoction (deux cuillères à soupe de bois coupé ou de fleurs, à bouillir puis filtrer) ou on choisit le macérât glycériné en pharmacie/diététique.
  • La feuille de ronce, contre les selles trop liquides : Finies les idées reçues, le roncier n’est pas que l’ami des mûres ! Ses feuilles riches en tanin ont un pouvoir astringent qui resserre les tissus, parfait pour juguler une diarrhée. Dès l’absorption, les muqueuses se contractent et laissent passer moins d’eau – effet radical d’après Claudine Luu. Une cuillère à soupe par grande tasse d’eau bouillante, 10 minutes d’infusion, et le tour est joué. À cueillir (avec prudence !) ou à acheter en herboristerie, pharmacie ou magasin bio, frais ou séché.
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Mode d’emploi et précautions : la nature, oui, mais pas n’importe comment !

  • Pour chaque plante, respectez les indications de préparation, de durée et de dosage.
  • Privilégiez les produits bio et demandez conseil en pharmacie/herboristerie.
  • Soyez attentifs aux signaux de votre corps et n’hésitez pas à interrompre en cas de réaction inhabituelle.

Un pas vers l’équilibre intestinal naturel

On le voit, la nature n’a pas fini de nous surprendre (ni de nous soulager, parfois là où l’on s’y attend le moins). Ces sept plantes alliées, recommandées par des experts, peuvent transformer la santé de nos intestins – à condition évidemment de les utiliser avec sérieux, sans oublier une alimentation équilibrée en parallèle. Et souvenez-vous : le mieux, c’est d’écouter son ventre… et les conseils de ceux qui savent !

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